dimanche 6 janvier 2013

LES GENS QUI ONT UN CERVEAU



« Ceux qui écoutent ce qui est dit[1] et en suivent le meilleur. Ce sont ceux-là qu’Allaah a bien guidés et ce sont ceux-là les gens qui ont un cerveau[2] ».[3]


[1] Alqawl, la parole.
[2] Oulou alalbaab, les personnes douées d’intelligence.
[3] Alqoraane (Le Coran), sourate 39 (chapitre 39), Azzomar (le r roulé), Les Groupes, aayate 5 (verset 5).
Je rappelle des paroles du Message d’Allaah.
Il est bon de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler.
Le rappel est utile aux croyants.
Voir :

samedi 5 janvier 2013

PARMI SES SIGNES (SUITE)



Il y a un peu plus de deux mois, sans avoir vu le film « Amour » de Michaël Haneke, mais en me basant sur ce que j’ai lu et entendu, Je lui ai consacré un texte mis sur le « blog ».
J’ai signalé que le film traite d’un parcours conjugal, un vieux mari et sa vieille épouse, avec un retour sur un demi siècle de vie commune, lorsque l’un des deux meurt.[1]
Accompagnement dans la maladie jusqu’au décès.
« Être là, quoi qu’il en coûte, au côté de l’autre, sans jamais lui lâcher la main jusqu’au bout du bout ».[2]
J’ai vu le film aujourd’hui.
Ce n’est pas tout à fait cela.
Les médias aux ordres, pour ne pas « dévoiler l’intrique » et pour « garder le suspense », n’ont pas dit qu’en fait c’est l’époux qui tue l’épouse, car il n’avait plus la force de supporter ses souffrances et la détérioration de son état de santé.
Des médias aux ordres qui continuent à alimenter et à entretenir la manipulation du con-sommateur que je suis.
Qu’Allaah nous éclaire, nous guide, nous aide à quitter l’existence ici-bas dans Sa Voie, et nous accueille parmi les heureux dans l’au-delà.[3]



BOUAZZA


[1] Louis Guichard, Le film du jour : Amour″, de Michael Haneke, un grand choc, internet 20/05/2012.
Le film a eu la palme d’or du festival de Cannes, en mai 2012.
[2] Alain Spira, Amour″ : Maux de la fin, Paris-Match, 24/10/2012 (internet).

INVOCATION DE NOS PARENTS


« Ô Notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement parmi les perdants ».[1]
C’est l’invocation adressée à Allaah par nos parents[2] Aadame[3] sur lui la bénédiction et la paix, et Hawwaa-e[4] qu’Allaah la bénisse, après avoir cédé à la tromperie d’achchaytaane,[5] alors qu’Allaah les a mis en garde contre cet ennemi.[6]
Allaah a pardonné à nos parents.
Ce fut pour les êtres humains le début de l’existence sur terre, et le commencement du Message que les Prophètes et les Messagers sur eux la bénédiction et la paix, ont eu pour mission de transmettre.[7]


BOUAZZA


[1] Alqoraane (le Coran), sourate 7 (chapitre 7), Ala’raaf, L’Enceinte du Paradis, Les Limbes, aayate 23 (verset 23).
[2] Les parents de l’humanité.
Le fait que des personnes tiennent à proclamer qu’elles descendent du macaque et de la guenon par exemple, ne modifie en rien le Message d’Allaah, que rien ne peut modifier.
[3] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[4] Eve, qu’Allaah la bénisse.
[5] Satan.
[6] Voir Alqoraane (le Coran), sourate 2 (chapitre 2), Albaqara (le r roulé), La Vache, aayate 30 à aayate 39 (verset 30 au verset 39).

vendredi 4 janvier 2013

« ZMR »

Arrivé en France en 1970[1] pour poursuivre des études universitaires, j’y suis resté jusqu’en 1977.
Je me suis marié et avec mon épouse, nous sommes devenus parents.
Accompagnés de notre fils, nous avons quitté la France pour nous installer au Maroc.[2]
Au bout de quatre ans, au début desquels nous avons eu un second fils, nous sommes revenus, en France où nous sommes toujours.
Nos fils sont devenus parents, et nous grands-parents.
De 1977 à 1981, nous étions installés à Khémisset.[3]
Lorsque mon père[4] avait pris sa retraite de « magistrat du parquet », deux ans après mon retour, il s’était installé dans cette même « ville » pour ouvrir un cabinet d’avocat.[5]
Nous avions loué une autre maison afin de libérer la sienne mise à notre disposition lors de notre retour.
Mon père retrouvait de temps à autre dans des cafés quelques personnes, souvent les mêmes, familiers de ces endroits, et échangeait avec eux sur n’importe quoi, et principalement sur « Zmmour ».
Quand je passais devant l’un de ces endroits et que mon père y était, il lui arrivait de m’appeler, car il cherchait à se servir de moi pour je ne sais quoi, alors que je considérais [6] ses échanges dans les cafés, comme des balivernes et du bavardage stérile.
Ces cafés étaient situés sur le boulevard qui faisait partie de la route Meknès[7]-Rabat[8], l’artère principale[9] de Khémisset.
À cette époque, en dehors de mon foyer, je commençais à me sentir assailli, cerné, encerclé par la perversion, l’avilissement, la fourberie, l’abjection, la corruption, et autres.
Je me sentais emprisonné.
Mon père m’ayant appelé un jour qu’il était dans un des cafés, j’ai accepté d’y rester et de prendre quelque chose en compagnie du groupe des balivernes et du bavardage stérile.
Encore une fois, les échanges portaient sur « Zmmour ».
Il m’a été demandé de donner mon avis.
J’ai répondu, avec un rire nerveux, que le mot « Zmmour » fait penser à « zmr »,[10] mettant ainsi fin à « l’échange ».
En 1981, je suis revenu en France, où mon épouse m’a devancé de quelques semaines, avec nos deux fils.
J’ai quitté le Maroc un matin.
En plein été.
En pleine lumière.
À Casablanca,[11] j’ai pris un taxi pour l’aéroport.
Quelques semaines après des événements sanglants[12] qui ont eu lieu dans cette ville et ailleurs.
Des hommes, des femmes, des enfants en marche.
L’arsenal du maintien de l’ordre.
La panoplie répressive.
Des milliers d’arrestations.
Des camps de détention et de torture.
Des blessés, des tués.
Des procès en vertu de la loi colonialiste[13]sur les manifestations contraires à l’ordre et réprimant les atteintes au respect dû à l’autorité.
Dans le taxi, j’ai eu subitement l’impression de rouler sur des corps et d’éclabousser de sang tout ce qui m’entourait
J’avais hâte d’être dans l’avion.
Il n’y a pas longtemps, un de mes neveux, journaliste et enseignant universitaire,[14] m’a signalé des pages d’un texte[15] de Marcel Lesne sur « Zmmour ».[16]
En lui envoyant un mot, j’ai parlé de l’épisode de « zmr » en précisant que parmi les légendes que Marcel Lesne passe en revue pour essayer de déterminer « l’origine » des populations « Zmmour », celle qui a retenu mon attention, est celle qui lie le nom « Zmmour » à un arbre rustique et vigoureux.
Lorsque j’ai parlé de « zmr », je visais en fait, sans connaître cette légende de l’arbre rustique et vigoureux, ce qu’il faut élaguer, afin que l’arbre universel s’enracine fermement dans la terre et s’élance encore et encore vers le ciel.
En parlant ainsi à mon neveu, je n’ai pas manqué de rappeler qu’il est facile de « blablater » à posteriori, mais j’ai tenu à souligner qu’il y a du vrai dans ce que j’ai dit, même si à l’époque je l’ai peut-être exprimé autrement.[17]
 
BOUAZZA


[1] Selon le calendrier dit grégorien.
[2] Almaghrib, Lmghrib (le r roulé).
[3] Lkhmiçaate, ville en région Zmmour (le r roulé), Zemmour.
[4] Son existence ici-bas s’est achevée le samedi 4 octobre 2008.
[5] Dont je me suis beaucoup occupé en qualité d’avocat stagiaire.
[6] Et que je considère toujours.
[7] Mknaas.
[8] Rbaate (le ″r″ roulé).
[9] Avec l’autoroute qui n’existait pas à l’époque, la clientèle de beaucoup d’automobilistes en voyage, ne s’arrête plus à Lkhmiçaate.
[10] Le r roulé.
Le jeu de mots était tentant, et je n’ai pas hésité à y recourir.
En disant Zmmour fait penser à zmr, j’ai dit que Zmmourfait penser à la merde, à ce qui est emmerdant, à ce qui est chiant, et à quelque chose de ce genre.
[11] Ddaar lbida, addaar albaydaa-e, la maison blanche (le ″r″ roulé).
[12] Qui ont eu lieu en juin 1981.
[13] Loi du 29 juin 1935, mise en place par la France colonialiste au Maroc colonisé, et appliqué par le système de l’indépendance dans l’interdépendance contre les indigènes.
Indépendance dans l’interdépendance″ : Statut octroyé par le colonialisme, l’impérialo-sionisme, et qui s’est traduit dans les colonies par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs.
Ces "États", dont ceux dits musulmans, sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
[14] Qui ne manque pas de venir me voir, et de passer avec moi quelques jours lorsqu’il est de passage en France.
[15] À lire sur internet.
[16] Il s’agit de pages sur sa thèse complémentaire pour le doctorat ès lettres à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Paris en 1960, sous le titreHistoire d’un groupement berbère, les Zemmour.
Sa thèse principale a pour titre Évolution d’un groupe berbère, les Zemmour.
Elle a été publiée en 1959.

jeudi 3 janvier 2013

SI ALLAAH VEUT

Réfléchir.
Écrire assis devant des photos.
La mienne et celle de mon épouse.
Celles des fils, des épouses, et des enfants.
Nos petits-enfants.
À ma droite, une fenêtre.
Elle donne sur le jardin, et sur des maisons voisines.
C’est l’hiver.
La pluie me remplace et remplace mon épouse pour arroser.
J’aime servir à boire aux plantes lorsqu’il fait chaud et qu’elles ont soif.
Si Allaah veut,[1] je le ferai un jour avec nos petits enfants.
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
Enfant, j’ai beaucoup aimé un jardin à Taroudanete,[2] au Maroc.[3]
C’était en 1957-1958,[4] je crois.[5]
Nous habitions une maison de fonction avec ce magnifique jardin.
Dans mes souvenirs, il est plus que cela.
Des fleurs de toutes les couleurs partout.
Des orangers, des citronniers, des bananiers, des arbres dont je ne connais même pas le nom, des plantations diverses, variées.
Un enchantement.
Et la musique de l’eau qui coule.
Allaah a fait de l’eau toute chose vivante.[6]
Le jardin disposait d’un système d’irrigation fait de « saagyaate ».[7]
La terre accueillait cette eau avec bonheur et j’étais heureux de tenir compagnie aux plantes qui se désaltéraient avec joie.
Une bénédiction.
C’était le début du Maroc de « l’indépendance dans l’interdépendance ».[8]
Mon père avait été nommé à un poste « important » et nous habitions alors cette maison de fonction avec le magnifique jardin.
Avant nous, la maison était occupée par une famille de colonialistes de France.
La France, pays où je suis installé dans une demeure avec un bout de jardin.
La mémoire peut garder, par delà le temps et l’espace, ce qui ne s’efface pas, ce qui revient, ce qui ressurgit par la miséricorde d’Allaah.
Lorsque j’arrose, je sens le bonheur de la terre accueillant l’eau.
Et je suis heureux de partager la joie des plantes qui se désaltèrent.
Il m’est arrivé d’arroser mes deux fils, enfants, qui en redemandaient.
J’espère pouvoir le faire avec nos petits-enfants.
En quittant le Maroc pour entamer des études universitaires en France, je ne pensais pas épouser une fille d’un père originaire d’Italie, et d’une mère originaire du Sud de la France, pays où je suis installé avec cette épouse, nos fils, et nos petits-enfants.
Alhamdo lillaah.[9]
Où que nous soyons, nous sommes à Allaah et à Lui nous retournons.[10]
Il arrivait à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, pendant qu’il priait, de rester en prosternation, le temps qu’il faut à ses petits-enfants de finir de jouer au cheval sur son dos.
J’invoque Allaah pour qu’Il nous accorde, à mon épouse, à moi, et à d’autres, ce bonheur en permettant un jour à nos petits-enfants de jouer sur notre dos pendant que nous sommes en prosternation dans notre prière.[11]

 BOUAZZA


[1] Ine chaa-e Allaah.
[2] Le r roulé, Taroudant.
[3] Je ne fais que rappeler ce que j’ai déjà exposé.
Pour certains points, il est bon de rappeler, encore rappeler, toujours rappeler.
[4] Selon le calendrier dit grégorien.
[5] Nous avons presque toujours eu des maisons avec de beaux jardins, mais souvent, c’est  à celui de la maison de Taroudanete que je pense.
[6] Alqoraane (Le Coran), sourate 21 (chapitre 21), Alanebiyaa-e, Les Prophètes, aayate 30 (verset 30).
[7] Swaaguii, swaaqii, pluriel de saagya, saaqya (qui irrigue, rigole).
[8] L’indépendance dans l’interdépendance a été octroyée au Maroc par le colonialisme français en 1956.
J’avais six ans.
Dans les colonies (même si les colonialistes parlaient de protectorat pour le Maroc), ce statut s’est traduit par la multiplication des "États" supplétifs, subordonnés avec plus ou moins de zèle, de soumission et de servilité dans l’exécution des ordres des métropoles et autres employeurs impérialo-sionistes.
Ces "États", dont ceux dits musulmans comme le Maroc, sont fondés sur l’imposture, le crime, la trahison, la tromperie, la corruption, l’injustice, la perversion, la débauche, le mensonge, le pillage, l’oppression, l’exploitation, le viol, la tyrannie, la torture, l’enfermement, la négation de l’être humain.
[9] La louange est à Allaah.
[10] Innaa lillaah wa innaa ilayh raaji’oune (le r roulé).

mercredi 2 janvier 2013

PEUT-ÊTRE VOUS RAPPELEREZ-VOUS



« Et de toute chose Nous[1] avons créé deux éléments de couple[2] peut-être vous rappellerez-vous ».[3]


[1] Allaah.
[2] Zawjayne.

mardi 1 janvier 2013

RÉPONSES D’UN « EXPERT »



- Qu’est-ce que le capitalisme ?
- C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
- El le socialisme ?
- C’est l’inverse.[1]